En pleine canicule, notre conseil se réunit dans la seule salle rafraichie de l’hôtel de ville. De toute façon la salle habituelle du conseil ainsi que la salle des mariages sont en travaux (enfin !).
Au menu, quelques gros morceaux !
Tout d’abord le compte administratif 2025 qui dégage près de 12 millions d’euros d’excédents en fonctionnement, Sèvres est une commune toujours très riche mais qui refuse d’investir utilement et de soutenir les plus défavorisés (voir intervention de Catherine et de Frédéric).
Le maire retire de l’ordre du jour deux délibérations suite aux remarques faite par notre groupe en commissions :
– celle qui prévoyait d’accorder un tarif réduit aux agents municipaux et aux élu-es pour la location de salle municipales (non, ce n’est pas éthique, ce n’est pas légal).
– celle qui prévoyait de privatiser des places de crèche au bénéfice de l’entreprise Babilou.
Une délibération est approuvée par la majorité et le groupe d’opposition de droite sur le règlement des centres de loisirs et des activités périscolaires malgré le fait qu’il contienne de fortes restrictions à la situation des enfants en situation de handicap (voir intervention de Frédéric).
Nous approuvons la mise en œuvre d’une subvention municipale d’aide à l’équipement en vidéo surveillance et en alarme pour les particuliers, tout en regrettant que les critères d’attribution ne puisse pas empêcher les multi propriétaires d’en bénéficier.
Une communication nous est présentée sur le périscolaire, en réaction aux violences constatées dans certaines communes. Si la ville de Sèvres est attentive au recrutement et à la formation des personnels, il lui reste à travailler en lien avec les associations qui accueillent des enfants.
Le règlement intérieur du conseil municipal (ce que nous avons le droit de faire ou pas, la façon dont les minorités ont accès à l’information, les espaces d’expression sur les médias municipaux) donne lieu à une passe d’armes entre le maire et les minorités. Le maire refuse tout amendement en séance pour améliorer les choses. Nous votons contre.
Nous approuvons la création de postes de policiers municipaux, mais nous constatons à nouveau que le budget ne le prévoit pas pour l’instant. Les profils de poste sont publiés, mais à notre sens ne sont pas assez attractifs dans le contexte de grande concurrence entre communes pour recruter ce type d’agents.
La fin du conseil est agrémentée de plusieurs questions sur la consultation organisée par le maire sur le devenir du pont du 8 mai 1945. (voir celle de Frédéric)
Nous obtenons le coût partiel de la campagne de communication de la majorité municipale : 55.000 euros. A l’heure où nous écrivons ces lignes, malgré plusieurs relances, nous n’avons pas obtenu le montant de l’étude réalisée par le Conseil départemental….
Anne-Marie pose une question sur les ilots de fraicheur disponibles.
Catherine interroge le maire sur la subvention exceptionnelle au tennis club qui a couté 100.000 euros aux habitant-es. A ce jour nous n’avons toujours pas reçu le plan de redressement qui devait conditionner la subvention (transparence quand tu nous tiens !).
Nous nous quittons après près de 3 heures de débats qui ont à nouveau démontré que la majorité ne respecte pas toujours des opinions divergentes.