Centre-ville : stop à l’opacité ! Notre projet pour un réaménagement citoyen.

Le droit à l’information, un combat pour la démocratie locale

En avril 2025, Catherine Candelier, conseillère municipale, a demandé à la Société Publique Locale Val de Seine Aménagement, en charge de l’opération Cœur de Sèvres, la communication de l’ensemble des études réalisées pour le projet de réaménagement du centre-ville. Malgré son statut d’élue, cette demande a été partiellement refusée, l’obligeant à saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA). Son avis, rendu le 17 juillet 2025 et communiqué le 27 novembre 2025 est sans appel :

« Les études et les diagnostics réalisés par ou à la demande d’une collectivité publique en vue de la réalisation de projets de travaux ou d’aménagement sur son territoire constituent des documents administratifs communicables à toute personne qui en fait la demande. » (Extrait de l’avis n°20254481 de la CADA)

Cet avis confirme ce que nous dénonçons depuis des années : l’opacité entoure ce projet, au mépris des droits des élu-es et des citoyen-nes. À l’approche des élections municipales, il est temps de faire de la transparence et de la participation les fondements incontournables de l’action municipale.

Pourquoi cet avis de la CADA est-il un symbole ?

La CADA a rappelé que tout document administratif lié à un projet public doit être accessible, sauf exceptions strictement encadrées. Pourtant, dans notre cas :

  • Des études clés ont été refusées (étude sur le bâtiment du centre administratif, étude relative au stationnement). Ces études ont été mentionnées lors d’une réunion publique à l’automne 2023. Soit elles existent, soit elles ont été annoncées et n’ont jamais été réalisées.
  • Il n’a jamais été répondu à la question de savoir si une enquête publique était requise pour la suppression de la passerelle du 8 mai 1945.
  • Des documents ont été communiqués sous des intitulés différents, rendant impossible leur identification.

Ce que cela révèle :

  • Un mépris pour le droit à l’information des habitant-es de Sèvres.
  • Une gestion opaque du projet, où les décisions sont prises sans concertation réelle.
  • Un risque de dérives : comment garantir que les choix faits servent l’intérêt général si les citoyen-nes n’y ont pas accès ?

Nos propositions pour une démocratie locale plus transparente

Face à ces constats, notre liste Agir pour Sèvres s’engage à :

Garantir un accès systématique aux documents publics et renforcer la participation citoyenne


La transparence n’est pas une contrainte, mais un levier pour une action publique plus efficace :

  • Elle réduit les risques de corruption et de gaspillage (ex. : surcoûts dans les marchés publics).
  • Elle améliore la qualité des projets, grâce aux contributions des citoyen-nes qui sont les expert-es du quotidien.

Ce qu’il est possible de faire dans d’autres villes (Grenoble, Nantes, Montpellier…) en termes de transparence de la gestion des projets municipaux doit être possible à Sèvres !


Le choix qui s’offre à vous

Là où d’autres tergiversent, nous agissons : la transparence n’est pas une option, c’est notre engagement pour une démocratie locale vivante et participative !

Le 15 mars 2026, votez pour une liste qui vous fait confiance… et en qui vous pouvez avoir confiance.

Une ville qui décroche

  • Les impôts fonciers ont battu des records d’augmentation. Les tarifs des services municipaux n’ont cessé de croître. Les contributions des familles sévriennes alimentent un budget qui ne leur bénéficie pas.
  • La population sévrienne décline, la natalité a été divisée par deux en 20 ans. Les familles désertent la ville, trop chère, trop polluée.
  • Les commerces agonisent, les liquidations se multiplient : la désertification commerciale est en marche, sans réaction ni action de l’équipe sortante.
  • Le patrimoine sévrien est en déshérence : l’ancienne caserne des pompiers est abandonnée depuis des années, la gare du Pont de Sèvres, achetée par la ville sous la responsabilité de François Kosciusko-Morizet, a été bradée à un restaurant. La maison forestière de Gallardon et ses 3000 m 2 de terrain ont été vendus sans que la municipalité sauve cet emplacement historique dont le nom rayonne sur tout un quartier.
  • Les services publics ont déserté Sèvres : fermeture de la maternité puis des urgences de l’hôpital, disparition de la gendarmerie puis des pompiers, plus de permanence « France Travail ». Les fermetures de classes sont nombreuses, bientôt des écoles entières disparaîtront.
  • La dégradation de l’accueil des jeunes enfants est manifeste : suppression de postes municipaux d’agentes spécialisées des écoles maternelles, réduction des espaces de jeux (square Carrier-Belleuse), interdiction municipale de jouer au ballon, crèches inaccessibles à beaucoup de familles. Les difficultés des parents ne sont pas prises en compte, notamment pour les familles monoparentales.
  • L’égalité femmes-hommes est loin d’être une réalité : l’équipe sortante prive les agentes en congé maternité de primes, refuse la mise en œuvre d’une expérimentation de congé menstruel. Les femmes SDF, contrairement aux hommes, n’ont aucune solution d’hébergement à Sèvres.
    Les violences intra familiales se multiplient.
  • Les seniors ne sont pas mieux traités : l’espace municipal dédié sera situé dans un lieu très difficilement accessible et peu chaleureux.
  • La sécurité de proximité est absente. Sèvres est en tête du nombre de cambriolages sur notre département et l’équipe sortante a multiplié les caméras en délaissant la présence humaine, sans
    résultat probant.
  • Les déplacements sont difficiles : bouchons quotidiens pour les bus, accès au Pont de Sèvres pénible. Le refus de créer une voie propre aux transports en commun en est la cause. La destruction programmée de la passerelle du 8 mai 1945 va aggraver considérablement le problème. Le projet de rénovation du centre-ville vise à déplacer le marché de 150 mètres, pour un coût de plus de 40 millions d’euros d’argent public.

Réaménagement du centre-ville de Sèvres : un projet à 48 millions d’euros sous le feu des critiques !

Un marché vieillissant et des espaces abandonnés. Depuis son implantation en 1983, le marché de Sèvres n’a presque pas évolué. Les espaces autour sont aujourd’hui délaissés, et tout le monde s’accorde sur un point : il est urgent d’agir pour redonner vie à ce cœur de ville. Mais à quel prix ?

Un budget colossal. En 2018, la vente des parts de la SEMI Sèvres a rapporté 34 millions d’euros à la ville. La municipalité sortante a bloqué 20 millions d’euros pour ce réaménagement, délaissant d’autres investissements dans la ville. Aujourd’hui le projet est évalué à 48 millions d’euros.

Une concertation en trompe-l’œil. Les « concertations » se sont multipliées, mais avec un problème majeur : les Sévriennes et Sévriens, de moins en moins nombreux à y participer, ont le sentiment que leurs avis ne sont ni écoutés ni pris en compte. Résultat ? Un projet qui s’éloigne des attentes réelles des habitants.

Un déménagement controversé. Le marché serait déplacé de 150 mètres, dans un nouveau bâtiment construit à la place de l’ancienne station-service et du café de la mairie. Mais ce projet implique un sacrifice de taille : la destruction de la passerelle du 8 mai 1945, un ouvrage pourtant essentiel pour les déplacements quotidiens. À la place de l’ancien marché, des locaux commerciaux verraient le jour, alors que de nombreux commerces peinent déjà à survivre dans la ville.

Des risques concrets pour les habitants. Supprimer la passerelle, c’est prendre le risque d’aggraver les embouteillages dans des rues déjà saturées, comme la rue de Ville d’Avray ou la Grande Rue. Sans compter les nuisances supplémentaires pour les riverains et les problèmes de sécurité pour tous les usagers.

Des risques concrets pour le budget de la ville et la fiscalité locale. Nous savons toutes et tous que le projet estimé aujourd’hui à 48 millions, atteindra une somme bien supérieure lorsqu’il sera livré (peut-être) en 2032. Il faudra alors renoncer encore à des investissements de rénovation du patrimoine (piscine, hôtel de ville, écoles…) et augmenter vos impôts !

Des alternatives existent. Plutôt que de tout détruire, pourquoi ne pas privilégier la rénovation ? Rénover la halle du marché, embellir la passerelle du 8 mai 1945, végétaliser le square Odic, et préempter les commerces vides pour éviter qu’ils ne restent à l’abandon. Autant de solutions qui permettraient de moderniser le centre-ville sans gaspiller des millions d’euros et sans sacrifier des infrastructures utiles.

Un appel à la sobriété et à l’équité. Les investissements doivent profiter à tous les quartiers de Sèvres, pas seulement au centre. Il est temps d’adopter une approche plus sobre, tant sur le plan financier qu’écologique, et de repenser ce projet pour qu’il serve vraiment l’intérêt général.

Le moment est venu d’écouter enfin celles et ceux qui vivent au quotidien dans cette ville.

Patrimoine abandonné

De nombreux travaux de rénovation du patrimoine sévrien ont été mis de côté pour privilégier le seul projet de réaménagement du centre-ville.

Il est temps d’agir !

Depuis plus de 10 ans, la majorité sortante du conseil municipal refuse d’investir dans la rénovation d’équipements, préférant tout miser sur un projet de centre-ville démesuré.
Elle ne tient pas compte de l’avis des habitant.es, majoritairement opposés à la destruction de la passerelle.
De plus en plus de familles rencontrent des difficultés pour vivre à Sèvres. Les tarifs municipaux n’ont cessé d’augmenter et les associations ont vu leurs moyens réduits alors que la majorité sortante a augmenté vos impôts (+50,74% de taxe foncière).
Nous constatons depuis 10 ans une baisse du nombre d’habitant.es (-6%), la fermeture de classes dans nos écoles, la disparition de services publics, une réelle désertification médicale et de plus en plus de commerces fermés.

Catherine Candelier
Conseillère municipale Urbaniste

Tristan Lhermitte
Chef de projet

Anne-Marie de Longevialle Moulai

Conseillère municipale
Responsable trésorerie

Steven Gouanno Zeli

Etudiant en licence d’espagnol

Brigitte Cheval

Ancienne directrice des Enfants Animateurs

Frédéric Puzin

Conseiller municipal
Inspecteur de l’Education Nationale honoraire

Retour en haut